Bye France, hello adventure

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Après avoir passé 4 mois en France auprès de ma famille et de mes amis, me voilà repartie pour de nouvelles aventures. C’est au Vietnam que je fais mes premiers pas. Seule pour trois semaines avant de retrouver mon amoureux, je n’avais pas réalisé à quel point ce serait si différent du voyage austral. Cette dernière semaine a donc été parsemée de self-challenge, de belles rencontres et de nombreuses découvertes. 

Chill out

À la suite d’une longue escale de 16 h 30 à Pékin, je suis enfin arrivée à Ho Chi Min. L’aventure ne faisait que commencer et pourtant mes batteries étaient vides. Les au revoir ont été durs, le voyage a été long, l’atterrissage (métaphoriquement parlant) a été compliqué. La première chose que mon cerveau s’est empressé de faire est de paniquer. Je n’avais pas l’élan d’aller à la rencontre des gens. Je n’avais pas l’énergie pour aller me balader dans la ville. Je n’avais pas la force de me lancer dans l’aventure pure et dure. Pourtant, j’étais là pour ça. Pourquoi mon corps n’écoutait-il donc pas ma tête ?

Les premiers jours ont été une torture mentale. J’étais épuisée, mais je m’obligeais à faire ce que je pensais devoir être fait. J’ai entrepris une marche de 10 km dans l’immense ville de Saigon. Je me suis forcée à échanger avec des gens sans que le cœur y soit. Le reste du temps, mon enveloppe corporelle avait raison de moi et je m’écroulais sur mon lit sans pouvoir faire quoi que ce soit. 

Ce n’est qu’au bout de quelques jours que j’ai compris que je me faisais violence. Je faisais ce que je pensais que les gens attendaient de moi. Après tout, je ne voyage pas pour m’enfermer dans une chambre d’hostel. There a whole world to discover out there ! Pourtant, un temps d’atterrissage, d’intégration et de reconnexion à cette nouvelle réalité était nécessaire. Don’t get me wrong, je détestais l’idée. J’avais envie d’être dans l’extase dès le début. Mais j’ai finalement préféré m’écouter (crazy idea, isn’t it?)

Voyager au Vietnam

Une fois que la connexion entre mon corps et mon âme fut rétablie, j’ai pu passer l’action. Un nouveau challenge s’est alors offert à moi : le voyage au Vietnam. Je suis arrivée ici avec une panoplie de couteaux suisses contenant tous mes apprentissages de ces dernières années afin de faire les meilleures rencontres et de découvrir les plus beaux endroits. Malgré tout, les codes que j’avais enfin réussi à décrypter après un an en Espagne et deux ans en Australie étaient totalement obsolètes au Vietnam. I was back to square one.

La dynamique

Premièrement, l’Asie est très dynamique. Les gens ne restent pas plus de 2 jours dans les hostels. Étant tous en voyage et ayant pour la plupart un temps limité, ils enchaînent les bus et les must go to places. Chaque jour, il y a de nouvelles têtes. Chaque jour, de nouvelles rencontres. J’ai vite compris pourquoi la dame de l’hostel où je suis arrivée était surprise que je reste « si longtemps » (I mean, c’était seulement 6 nuits…).

En Australie, les backpackers restent souvent plusieurs mois dans les hostels pour travailler, faire la fête ou se reposer après un road trip. Il est plus simple de créer de vraies relations significatives sur le long terme. Malgré tout, le concept se faire de nouveaux copains tous les jours me plaît beaucoup. Je dois bien avouer que je skiperai avec grand plaisir la partie où l’on se présente, où l’on fait un large dessin de nos plans futurs ou de nos expériences passées, mais chaque échange est différent et enrichissant à sa manière.

Des rencontres interculturelles

Deuxièmement, il y a très peu de français qui voyage en Asie, du moins, il y en a mille fois moins qu’en Australie où l’on en croise à chaque coin de rue. Quelque part, je me suis reposée sur ça lorsque je voyageais. Il est toujours plus simple de connecter en profondeur avec des gens qui parlent notre langue maternelle. Je me suis surprise à remarquer que je n’avais pas fait tant effort que ça pour aller à la rencontre de voyageur d’autres nationalités lorsque j’étais en Australie. Ce n’était pas l’anglais qui manquait, seulement un peu de motivation pour sortir d’une zone bien trop confortable. 

Un soir, à Ho Chi Min, alors que je zonais sur mon téléphone dans les canapés du rooftop, un allemand est venu me parler. Par la suite, des Australiens, un Indien, un Anglais et des Néerlandais se sont joints à nous. J’en ai tellement appris sur le monde en une soirée que je me suis promis de ne plus jamais me fermer à d’autres cultures par peur ou pire, par flemme. 

Changement d'environnement

Troisièmement, les pays d’Asie du Sud vivent très différemment de l’Australie, qui est bien trop comparable à nos pays occidentaux. Le dépaysement est total. Les locaux ne parlent pas un mot d’anglais (je me suis d’ailleurs trouvé un vrai talent pour le mime). Il est pratiquement impossible de cuisiner soi-même, car il n’y a ni cuisine dans les hostels, ni supermarchés. J’ai beau voir le feu rouge pour les voitures et vert pour les piétons, je ne crois pas que les conducteurs de motos voient la même chose que moi. Je me retrouve donc à slalomer au milieu de dizaines de scooters, espérant arriver en vie au bout de la route. 

La première et dernière fois que j’ai vécu un tel dépaysement, c’était en Inde. Mes parents avaient organisé tout le voyage et je me laissais juste porter par la découverte. Être seule dans un univers complètement différent du sien est une toute autre expérience. 

Anyway, comment dire que je me pensais aventurière à partir au pays des serpents venimeux et des araignées mortelles, mais, je crois, bien que la vraie aventure ne fait que commencer…

À la recherche d'authenticité

Finally, comme beaucoup pays d’Asie, le Vietnam vit énormément du tourisme. Il y a alors des excursions à tour de bras, les Vietnamiens sautent sur les étrangers pour leur proposer un ride sur leur scooter ou un repas dans leur restaurant. Il est très dur de ne pas tomber dans les coins touristiques, du moins, je n’ai pas encore trouvé le moyen de les éviter. Je me suis donc retrouvée à payer 300 000 dongs pour 3 minutes de scooter dans les dunes de Mui Ne ou 50 000 dongs pour avoir le droit d’emprunter un chemin forestier. Traduits en euro, ce n’est rien, mais traduits en déception, c’est immense.

Je reste alors fougueusement à la recherche d’authenticité et de « woah ». Sortir des sentiers battus est tout un apprentissage. Je manque peut-être un peu d’indulgence envers moi-même quant au laps de temps nécessaire pour comprendre comment les choses marchent, mais c’est agaçant de savoir qu’il y a mieux, moins cher et plus authentique, et pour autant de toujours finir là où je n’ai pas envie d’être.

Me voilà donc, après deux semaines de voyage à tenter d’appréhender les codes culturels vietnamiens, à me challenger dans ma peur de l’exclusion en allant vers les autres, à m’essayer à des petits restaurants qui ne payent pas de mines, mais où les phở sont délicieux, à me faire attraper comme une touriste too many times, à voyager des heures dans des sleepers bus, à en apprendre toujours plus sur moi et sur le monde, je suis prête à dévorer la dernière semaine de voyage solo qu’il me reste. 

  • Commentaires de la publication :2 commentaires

Cet article a 2 commentaires

  1. Maman

    Et tu y arrives super bien !!!
    Profite de cette nouvelle aventure que tu t’offres ma fille.
    Je t’aime

  2. Ta fan numéro 1

    Tu es exactement là où tu dois être, y compris dans les endroits touristiques douteux (même si je te préfère à mes côtés…).
    Fais toi confiance

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