Le courage

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Il y a quelques jours de ça, j’ai lu cette phrase : « Le courage ce n’est pas avoir peur et y aller quand même, mais c’est vivre en s’appuyant sur ce qu’on a à l’intérieur ». Je ne pouvais pas laisser une si belle phrase tomber dans l’oubli.

Google a dit

Lorsque l’on cherche la définition du courage sur Internet, on obtient : « fait d’agir malgré les difficultés; force devant le danger ou la souffrance ». Selon Google/la société, le courage c’est alors la force que l’on met dans l’altercation avec notre instinct. C’est la puissance intérieure que l’on met pour réussir à vaincre cette petite voix au fond de nous qui nous dit de ne pas y aller. 

Cette définition m’a laissé un léger goût amer d’irrespect envers soi-même.

La petite voix intérieure

La société dans laquelle on vit nous pousse à nous détacher de notre être profond. La réussite n’est pas de tracer son propre chemin à la rencontre de soi-même, mais plutôt d’avoir eu assez de force pour faire taire le lion qui rugit en chacun d’entre nous afin de rentrer dans le moule. À partir de ça, nous avions défini le mot « courage ». Les gens vous décriront alors comme courageux si vous avez réprimé votre impulsion intérieure.

J’ai tout autre une vision du courage. Elle peut paraitre quelque peu utopique, car la société dans laquelle on vit nous oblige à faire preuve d’une certaine hardiesse face à des choses que l’on ne veut pas faire (aller à l’école, passer un entretien d’embauche…). Mais selon moi, le réel courage se cache dans l’écoute de soi-même. Je trouve bien plus audacieuse une personne qui dira non à une situation qui ne lui convient pas malgré le regard et la pression des autres qu’une personne qui se forcera pour les impressionner.

Mon courage

Personnellement, je me trouve courageuse lorsque j’ai réussi à dépasser une limite mentale qui s’est transformée en peur. Ça peut être la peur de l’inconnu ou la peur de réessayer après voir échouer une fois. Par exemple, ces derniers jours, j’ai du faire preuve de bravoure face au troopy. La première fois que je l’ai conduit, j’ai paniqué en montée alors qu’il perdait en puissance comme il n’a pas de turbo. Après ça, j’avais peur de le reconduire. Mais je sais que la meilleure façon de vaincre une peur mentale est de foncer. Alors, tous les jours, je retente ma chance même si la peur demeure. Au fil du temps, je progresse. Un jour, j’y arriverai.

À contrario, je me trouve lâche de mépriser mon instinct parce qu’une petite voix s’est permis de dire « pour quoi vas-tu passer si tu ne le fais pas ? ». Je repense à ce jour au collège où tout le monde avait décidé de faire l’autruche sous la table au claquement de doigts de l’un d’entre nous. Je trouvais l’idée stupide. Mais qu’allaient penser les autres si je ne le faisais pas ? Certains ne l’ont pas fait. C’étaient eux les courageux. 

Le choix du bonheur

On m’a beaucoup répété que j’étais courageuse quand je suis partie seule avec mon sac à dos à l’autre bout du monde. Je n’ai jamais compris pourquoi. Mais aujourd’hui, je sais. J’ai eu le courage d’écouter ce que mon âme voulait vivre. J’aurais pu m’assurer un avenir stable en étudiant, puis en trouvant un travail permanent. Je n’aurais surement pas été heureuse, mais j’aurais été « safe ». Peu d’imprévu, beaucoup d’argent, une vie équilibrée.

Au détriment de la sécurité financière, j’ai choisi la sécurité intérieure. Et même si ce n’est pas tous les jours une partie de plaisir en vivant dans une société capitaliste, je reprendrais cette décision 100 fois s’il le faut parce que c’est dans le voyage que mon bonheur se trouve. 

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  1. Maman

    Quel magnifique article ! Avoir le courage de suivre sa voix intérieure demande aussi d’avoir le courage de déplaire aux autres parfois et de ne pas être comprise. Mais quand on répond aux attentes des autres au détriment du lien à nous-même, c’est dramatique même si on ne s’en rend pas compte tout de suite .

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