Jour 3 : nous descendons à la recherche du soleil qui semble définitivement nous fuir. La pluie nous accompagne à chaque lookout, dans chaque rando, sur chaque route que l’on emprunte. Mais l’Australie se montre toujours plus belle.

Yuraygir national park
Le doux son des vagues s’écrasant sur le sable nous réveilla ce matin-là. Nous avons ouvert la fenêtre de la tente face à une vue que tout le monde aimerait avoir chez soi (bien que la photo ne lui rende pas hommage). Il faut croire que le ronronnement du troopy a fait fuir les kangourous, car il n’en restait pas même un dans les alentours. Les caméras se sont alors dirigées vers le beau paysage. Nous nous sommes baladés le long de la plage, puis au pied des falaises. Le calme du site était en contraste parfait avec la mer agitée.
Des Australiens rencontrés la veille nous ont informés d’une randonnée de 65 km à travers le parc. Je dois bien avouer que ni la motivation ni le matériel adéquat n’étaient au rendez-vous pour qu’on se lance à l’aventure. Alors nous sommes remontés à bord de notre fidèle destrier en direction de Coffs Harbour.



Coffs Harbour
Woolgoola lookout
C’est un joli point de vue au nord de Coffs Harbor. Une coastal walk longeait l’océan sur quelques kilomètres. Nous n’avons cessé de nous dire que le soleil manquait au paysage. C’est vraiment lorsqu’on le perd que l’on se rend compte à quel point il est précieux. Je me suis promis de l’apprécier à sa juste valeur quand je le retrouverai.



The sealy lookout
La petite route forestière habillée d’immenses gumtrees nous a emmenés jusqu’au Sealy Lookout. Les eucalyptus de la région sont réellement impressionnants. On dirait presque qu’ils font une course jusqu’aux étoiles. Je passe alors mon temps le nez en l’air, à les admirer et à essayer d’apercevoir un koala qui y ferait sa sieste.
À la cime de la montagne se trouvait cette passerelle au-dessus du vide. Le paysage embrumé n’a pas mérité son « waouh ! », mais l’instant était mémorable. Nous nous sommes allongés sur le ponton en bois, laissant la pluie ruisseler sur notre peau. Une envie presque irrépressible de sauter dans les bras de la rainforest me rongea par la suite. N’auriez-vous pas envie de faire une sieste dans le creux de ces palmiers géants ?



Bellingen

Tout internet affirmait que ce petit village était un must see. Je ne saurais dire si le mauvais temps à travesti son charme ou si j’ai des high expectations après avoir visité Colmar ou Èze, mais Bellingen ne m’a procuré aucune émotion. Ces alentours verts et boisés, en revanche, sont propices à de jolies balades.
Urunga Boardwalk
Urunga n’était pas sur la liste, mais une douche de bord de mer nous appelait désespérément. Au final, un ponton au bord de l’eau naviguait entre les mangroves et l’océan. Nous avons longuement marché tout en observant les raies se tapissant sous la vase.






Free campaton (= marathon des free camp)
Je me suis découvert a kind of passion pour trouver les camps les plus beaux et les plus pommés. J’aime me réveiller dans un bel endroit, seule. Mais ceci implique de passer par des routes peu empruntées. Whatever, on a un super 4×4.
Secret squirrel
Alors nous nous sommes dirigés vers le Secret Squirel campground, à quelques kilomètres de Bellingen. Pommé : checked. Beau : checked. Seul au monde : checked. Presque coincés : checked. Euh… ce n’était pas dans les plans, ça… La petite route amenant au free camp a surement dû recevoir quelques mètres d’eau cette dernière semaine. Il y avait d’énormes trous et de gigantesques flaques d’eau sur le chemin.
C’est peut-être à ce moment-là qu’on aurait dû faire demi-tour. Mais deux valeureux aventuriers ne reculent devant rien. Sauf un sol en pente… Ne voulant pas dormir en inclinaison, nous avons décidé de rebrousser le chemin… non sans mal. C’est quelque peu stressant de tester le mode 4×4 du troopy, pommés au milieu de la forêt à 22 h du soir. Mais après beaucoup de sueurs froides et plusieurs essais, nous avons réussi à remonter jusqu’à la route principale.
Deep creek campsite
Le deuxième free camp que j’avais enregistré se trouvait le long d’une rivière. Les photos montraient des caravanes et des voitures. Todo va bene, let’s go. Mais presque arrivée au camp, une affreuse descente boueuse s’est présentée à nous. On pouvait descendre for sure mais jamais notre lourd troopy de 3 tonnes n’arriverait à remonter. Et puis, les milliards de moustiques nous ont facilité la décision de rebrousser le chemin une seconde fois.
Maksville
Nous avons voulu jouer la sureté pour le troisième : un parking dans le village de Maksville. Nous avons ouvert la tente à peine le moteur coupé, prêts à aller nous coucher jusqu’à ce qu’on regarde le panneau plus en détail : « caravan only ». F**** ! Des voitures s’étaient installées pour la nuit, mais nous ne voulions pas prendre le risque de camper illégalement sans préparation.
Le free camp suivant était encore une fois trop en pente, donc nous avons donné une chance au dernier espoir. Malheurement, celui-ci était réservé seulement aux RVs. Je crois que la vie nous poussait intérieurement à aller faire la fête. Mais, étant bien trop enfoncés dans la campagne, nous avons dû faire le dur choix d’aller dormir, qui plus est, sur le parking incliné.
Moi aussi, j’adore tes camps perdus dans la campagne au milieu frd kangourous ou des vsches ou encore au bord d’un lac habité de pélicans