Nous voilà enfin partis à l’aventure avec notre beau troopy ! Nous entamons un périple de 8000 km jusqu’à Perth, dans le Western Australia. La route ne fait que commencer et nous avons déjà des étoiles plein les yeux avec le Springbrook national park…

Yabby
Après avoir dévalisé Ikea, Kmart et Big W pour habiller le 4×4, la nuit commençait à tomber. Nous nous sommes dirigés vers un camp au sud du parc national. Notre première nuit dans le troopy sous notre grosse couette parsemée de fleur jaune nous a définitivement fait ressentir ce feeling de « we are home ».
Alors que le soleil n’avait pas même atteint l’horizon, nous avons pack up et nous nous sommes dirigés au cœur du parc, où nous attendait notre première rando. Le sentiment de retrouver la rainforest du Queensland était inlassable. Nous sautillions joyeusement entre les fougères géantes et les fig trees jusqu’à ce que Loan se fasse attaquer à ce qui ressemble à… une écrevisse ???
La petite bête continua de jouer de ses pinces pendant qu’on l’observait attentivement. Dans la sombre forêt, elle rajoutait une touche lumineuse de son bleu roi. Nous avons d’abord pensé qu’elle s’était égarée dans les eaux turbulentes après le cyclone Albert, mais après des recherches plus approfondies, on s’est rendu compte que c’était son habitat naturel. Appelée écrevisse de Lamington (ou yabby, en Australien), c’est une espèce très rare étant en voie de disparition. Nous avons savouré notre chance d’un sourire partagé.
Le petit chemin forestier nous a ensuite emmené jusqu’aux Twin falls où une végétation féerique et une seconde écrevisse nous attendaient. Well… ce road trip commence bien !




Page pinnacle
Commençons les choses sérieuses : 6 km, 500 m de dénivelé, de l’escalade sur la crête d’une montagne. Now we’re talking ! 6 km plus tard, nous arrivons à un sommet qui n’offrait pas vraiment la vue promise. C’est à ce moment-là que je me suis dit que j’aurais dû adopter la méthode Éric. Alors j’ai lancé Strava qui m’a confirmé que, en effet, nous nous étions sur le mauvais pic. Nous avons rebroussé le chemin, jusqu’à ce qu’une montagne de caillou se présente à nous. Google inscrit spécifiquement « dangereux, randonnée déconseillée ». Ils savent comment me parler !
Nous avons gravi la crête de la montagne entre deux gouffres (j’abuse pour le buzz, ne vous inquiétez pas papa et maman…) avant d’arriver face à une vue majestueuse. Un lac reposait entre l’immense Springbrook forest. Malgré le temps nuageux, le paysage ne nous faisait pas faux bond. Nous avions juste envie de sauter dans les bras de ce vide vertigineux. Je me suis intérieurement promis que je reviendrais avec un brevet et une toile de parapente pour pouvoir profiter de ce panorama à vol d’oiseau.






Natural bridge
J’aurais donné ma main à couper que cet endroit était magnifique sur les photos d’internet, mais qu’il ne vaudrait pas grand chose in real life. Spoiler alert : j’ai bien fait de ne pas la donner. L’endroit laisse un doute plané sur l’existence divine. L’eau de la rivière s’était frayée un chemin à travers la roche au fil des millénaires créant une magnifique grotte. Au milieu de la verdure de la rainforest, elle continuait son périple dans la cave de pierre.
Le site est habité par des glow-worms (vers luisants) qui illuminent la grotte de mille feux au crépuscule. Saviez-vous que ce ne sont pas vraiment de ver, mais des larves de mouches qui brillent dans l’obscurité pour attirer et attraper de petits insectes ? Fascinant, n’est-ce pas ? Malheureusement, la poursuite de notre expédition nous appelait et le soleil brillait encore bien trop haut derrière les nuages pour que l’on puisse attendre.



