Koh Phangan s’est inscrit dans notre voyage comme des vacances après les « vacances ». Bien que nous sommes en vadrouille depuis 6 mois, nous n’avons pas vraiment vécu ces derniers comme du repos. La fatigue s’est accumulé au fil des kilomètres et les kilomètres s’étendaient au fil des pays. Alors, lorsque nous avons posé nos bagages dans le paradis incontestable qu’est Koh Phangan, nous nous sommes promis que le seul programme autorisé serait de ne rien faire.
La chasse aux plages
Comme de simples touristes ne disposant pas de leur propre moto, nous avons dû louer un scooter pour parcourir l’île. Loan ne put s’empêcher d’afficher une petite moue en tournant la clé dans le contact, priant de toutes ses forces pour que Butch apparaisse soudainement entre ses jambes plutôt que ce vieux tas de ferraille. Mais rien n’y fit.
C’est donc sur le dos d’un parfait inconnu que nous sommes partis sillonner les routes tortueuses et vallonnées de l’île, à la chasse de ses plus belles plages.
Nous sommes passés saluer Hin Kong beach, Haad Yao puis Ko Ma mais l’océan s’était retiré à des lieux du rivage, laissant derrière lui une immense étendue de sable. Ce n’est qu’à Malibu Beach que nous avons enfin pu plonger tête la première dans cette eau translucide qui nous faisait de l’œil depuis notre arrivée.
DJ Low1 aux platines 🎶
Une fois la nuit tombée, Loan troquait son accoutrement de maître-nageur / easy rider (photo à l’appui ci-dessous) contre celui de DJ Low1. Chaque soir, il prenait le contrôle des platines de l’hostel et enflammait la piste de danse. Je devenais alors sa plus grande groupie, me trémoussant autour de la table de billard tout en chantant à tue-tête les morceaux qu’il passait.
Le propriétaire de l’hostel, absolument conquis par ses sets, le « rémunérait » à coups de bières et de butter chicken. Mais je crois que sa plus belle récompense restait les sourires sur les visages des gens et les compliments qu’ils lui adressaient à la fin de chaque soirée.
Eden party
Comme vous l’aurez sûrement compris à la lecture des deux premiers titres, les maîtres-mots de cette semaine étaient : plage et fête. C’est ainsi que, le samedi soir, après que Loan nous eut offert son show habituel, nous avons embarqué sur un bateau en pleine nuit pour rejoindre l’Eden Party. Nous étions encore loin d’imaginer le petit coin de paradis sur lequel nous venions de poser les pieds.
Après une nuit endiablée à danser l’équivalent d’un marathon (littéralement), le soleil a inondé l’île de sa douce lumière matinale, dévoilant un paysage idyllique. Nous avons continué à danser jusqu’à ce que l’astre achève son ascension dans le ciel et entame lentement sa descente. Malgré la douleur qui gagnait mes jambes, je ne pouvais m’empêcher de me déhancher devant un panorama aussi invraisemblable.
Bottle beach
Le dernier jour, nous avons eu la merveilleuse idée de nous lancer dans une randonnée de 2,5 km et 250 m de dénivelé positif, sous le soleil de midi. Heureusement, le point d’arrivée était une plage au caractère aussi paradisiaque que divin. À peine avions-nous posé un pied dans le sable que nous nous sommes précipités dans son eau cristalline, qui nous enveloppa d’une agréable chaleur.
Nous avions initialement prévu de faire l’aller-retour à pied, mais nos jambes encore flageolantes de l’ascension nous ont imploré d’opter pour un taxi-boat.






Khop khun ka Prathet Thai - ขอบคุณค่ะ ประเทศไทย 🇹🇭
Dix jours à nous prélasser sous la fraîcheur des cocotiers, à nous nourrir de pad thaï, de mango sticky rice et de smoothies à la mangue, à faire des grasses matinées aussi longues que les heures passées à danser la veille au soir, à nous entraîner au billard… Il était déjà temps de quitter la Thaïlande.
Une pointe de frustration m’envahit. Ce pays a tant à offrir. Mais au rythme auquel nous voyageons, il nous faudrait bien trois mois pour le découvrir comme il se doit. Alors que le bus nous emmenait en direction de l’aéroport de Phuket, nous lui avons promis qu’un jour nous reviendrions lui consacrer tout le temps qu’il mérite.
